Moins que le mardi 7 mais plus que le samedi 11 : environ 7.000 personnes (6.000 selon la police) ont manifesté à Angers contre la “réforme” Macron des retraites mercredi 15 mars après-midi. À Saumur (2.000), Segré (400) et Cholet (1.200), les défilés ont eu lieu le matin. Au total, ce sont donc plus de 10.000 personnes déterminées qui ont manifesté en Anjou. il y en avait 25.000 le 7 mais un peu moins de 7.000 samedi dernier. La lutte va continuer !
Malgré l’opposition ultra-majoritaire de la population, malgré le puissant mouvement social contre leur réforme de régression sociale, Macron, Borne et Ciotti veulent passer en force en s’appuyant sur les peu démocratiques institutions de la Ve République. Si leur “démocratie” reste une parodie, le retrait pur et simple du projet de loi reste notre horizon… même si la loi est votée. Aussi, mercredi 15, jeudi 16 et après, contre leur réforme de régression sociale, contre Macron et son monde, on est toujours là, et on ne lâchera rien !
Les manifestations du samedi 11 mars ont réuni en Anjou nettement moins de monde que celles du mardi 7 : 4500 à Angers, 900 à Cholet, 1500 à Saumur et une petite centaine à Segré. Le mauvais temps n’explique pas tout. L’aspect précipité et répétitif de l’appel intersyndical à la journée du 11 aura sans doute pesé lourd. Si l’on peut s’attendre à une remobilisation le mercredi 15, il faut aussi que le mouvement contre la “réforme” Macron des retraites s’engage dans d’autres moyens d’action (grève reconductible, blocage de l’économie) qui redonnent confiance et obligent le pouvoir à reculer.
- Lire le P’tit Anjou Rouge diffusé le 11 mars.
Ce sont 28.000 manifestant·e·s qui ont défilé ce mardi 7 mars dans les rues de Cholet (4.000), Saumur (4.000), Segré (1.000) et Angers (19.000). C’est la plus grosse mobilisation depuis le début de la lutte contre la “réforme” Macron des retraites. Loin de régresser, le mouvement de résistance s’amplifie, signe indubitable d’une reprise de confiance de la classe travailleuse en ses propres forces, unie face au pouvoir capitaliste et à ses attaques antisociales et écocides. Le retrait de la loi du gouvernement est en ligne de mire. Dès demain, continuons et amplifions encore la lutte par la grève reconductible !
Alors que le projet de loi sur les retraites est arrivé au Sénat après que le gouvernement a échoué à le faire adopter à l’Assemblée nationale, la mobilisation ne faiblit pas. La semaine du 6 mars s’annonce à bien des égards décisive, avec la possibilité que nous entrions dans une phase de blocage massif et durable du pays. Tel est en tout cas l’objectif que nous devons nous fixer !
- Lire le P’tit Anjou Rouge diffusé en manifestation le 07 mars 2023
Un cadre national unitaire très large, « Uni·e·s contre une immigration jetable » (UCIJ), s’est constitué pour lutter contre la loi Darmanin. Le samedi 4 mars doivent avoir lieu des initiatives pour expliquer la loi, construire la mobilisation. À Angers, est prévu un rassemblement place du Ralliement à 14h30 à l’appel des organisations signataires. Le 25 mars doit être une journée forte autour de la journée nationale contre le racisme, avec des manifestations dans le maximum de villes où c’est possible ; il faudra continuer ensuite en montant en puissance dans la mobilisation !
Mercredi 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, doit être cette année une journée de grève générale. Oui, notre lutte doit passer par la grève générale féministe ! Cette année, la grève féministe va s’inscrire, en France, dans le continuum de la lutte contre le projet de réforme des retraites du gouvernement. Un appel interprofessionnel à durcir le mouvement et à mettre la France à l’arrêt dans tous les secteurs circule d’ores et déjà pour le mardi 7 mars. Les appels à reconduire la grève le lendemain, le mercredi 8 mars, se multiplient.
Paru à l’automne aux Éditions Syllepses (25€), « La Révolution comme horizon » de Frédéric Dabouis revient sur une période charnière du mouvement ouvrier, entre 1914 et 1923. Si cette histoire y est vue depuis l’Anjou, basée sur la consultation de nombreuses archives et d’interviews de militantes et militants, elle est intégrée à l’histoire française et mondiale de l’époque. Surtout, ses enseignements sont universels et toujours actuels. Nous présentons ici une interview de l’auteur.
Contre l’agression de Poutine et de l’impérialisme russe, l’ensemble de la société ukrainienne se lève pour défendre sa liberté, avec le soutien des opposants à l’oppression dans toute la région. La résistance armée et non armée ukrainienne mérite le soutien de la gauche et des anticapitalistes du monde, au-delà de ce qu’on peut penser du gouvernement ukrainien, au-delà des arrière-pensées des pouvoirs occidentaux. Le NPA appelle à participer aux manifestations unitaires pour le retrait des troupes de Poutine de toute l’Ukraine.
Les débats à l’Assemblée nationale se sont terminés sans le vote de l’article reportant le droit à la retraite à 64 ans et la durée de cotisation à 43 ans. Si le mensonge de la promesse de retraites à 1200 euros a été démasqué, nous avons néanmoins assisté à une mascarade de démocratie. Une chose est maintenant sûre : ce n’est ni à l’Assemblée nationale ni au Sénat que nous gagnerons la bataille, mais bien par la grève, les manifestations et le blocage du pays.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !