Avec 140 député·e·s élu·e·s, la Nupes n’a pas été au bout des ambitions que certain·e·s de ses animateurs et animatrices avaient affiché : obtenir une majorité, même relative, à l’Assemblée afin que Mélenchon devienne 1er ministre. Il n’en demeure pas moins que la multiplication par deux du nombre de député·e·s de gauche, qui s’explique principalement par la multiplication par cinq des effectifs de LFI (qui passe de 17 à 79), témoigne d’une dynamique à bien des égards positive. À condition qu’elle ne se perde pas dans les méandres institutionnels. Analyse...
Les résultats définitifs des législatives infirment celui des présidentielles : Macron, élu par défaut contre Le Pen, perd sa majorité absolue à l’Assemblée. Si la coalition de gauche devient la première force d’opposition, l’extrême droite gagne une place considérable et inquiétante. En Maine-et-Loire, malgré une présence de la NUPES dans les 7 circonscriptions, ce sont les macronistes et une LR ultra-réactionnaire qui remportent la mise. Nous publions ici l’analyse du NPA au soir du 2e tour ainsi que les principaux résultats nationaux et angevins.
Dans ce qui prend l’allure d’un manifeste à paraître dans la revue Ecorev n° 52, (juin 2022), Michael Löwy, Bengi Akbulut, Sabrina Fernandes et Giorgos Kallis développent leur argumentation en faveur du concept de « décroissance écosocialiste ». Il s’agit de mettre fin à un capitalisme productiviste qui ne peut fonctionner que par la « croissance », au mépris des limites humaines et naturelles, et d’élaborer démocratiquement un écosocialisme permettant à l’humanité de trouver une issue positive aux crises sociale et écologique qui menacent son existence même.
Les résultats du premier tour des élections législatives ont confirmé les grandes tendances observées lors de la présidentielle, avec un phénomène de polarisation entre trois blocs : un bloc de gauche autour de la NUPES, un bloc libéral-autoritaire autour de Macron et de ses soutiens, un bloc d’extrême droite. Rien ne semble joué pour le second tour, toute la question étant de savoir si Macron va réussir, ou non, à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée, et combien de député·e·s représentant une gauche de rupture avec le social-libéralisme et, donc, une future opposition à Macron, vont être élus. Analyse...
La NUPES, l’union des organisations de gauche, est en tête au sortir du premier tour des élections législatives, devant la coalition qui soutient Macron. C’est un désaveu pour le pouvoir de Macron, qui sera le premier président à ne pas obtenir la majorité absolue à la suite de son élection.
Les résultats du 1er tour des élections législatives constituent un désaveu pour le pouvoir. Il faut accentuer la mobilisation populaire, tout faire pour que Macron n’obtienne pas la majorité à l’assemblée nationale en votant pour les candidat·e·s de la NUPES, notamment en Maine-et-Loire où la NUPES sera présente partout au second tour. Il faudra ensuite transformer la colère électorale en mobilisation pour construire les luttes contre le gouvernement Macron, rompre avec sa politique, défendre les intérêts des classes populaires et construire une autre société.
Dans une interview récente, Emmanuel Macron a confirmé qu’il se situait en continuité avec son précédent quinquennat. Il a ainsi annoncé la poursuite de la contre-réforme de Pôle emploi et de l’assurance chômage, et confirmé qu’il entendait rapidement mettre en place sa contre-réforme des retraites, dont il prétend qu’elle entrera en vigueur « dès l’été 2023 ». Des batailles sociales d’ampleur s’annoncent, et dès ces élections législatives, il faut faire entendre notre opposition à Macron et aux capitalistes.
Face à la politique de destruction du service public de santé menée par Macron, nous entrons dans une passe dangereuse pour l’hôpital et le droit à la santé. Ce mardi 7 juin, une journée nationale de mobilisation des hôpitaux a été appelée au niveau national. Un rassemblement est programmé à 14h30 devant l’entrée du CHU d’Angers và l’appel de la CGT (qui appelle à la grève au CHU et au CESAME) et de FO et Sud du CHU. Ce ne sera pas suffisant. Il y a nécessité immédiate de battre la macronie et l’extrême droite dans les urnes aux législatives en votant pour les candidats de rupture de la NUPES. Surtout, il faut dès aujourd’hui préparer les combats sociaux inévitables et indispensables pour changer le cours des choses et redonner l’espoir.
Le scandale des violences policières au Stade de France samedi 28 mai lors de la finale de la Ligue des Champions est la conséquence du recours systématique à la répression pour gérer toute forme de perturbation de « l’ordre », y compris lorsque celle-ci est due à l’incurie des autorités elles-mêmes. C’est un révélateur de la nature de la macronie : un pouvoir ultralibéral-autoritaire. Les législatives sont l’enjeu le plus immédiat pour lui faire barrage. Au-delà, il faut construire les mobilisations sociales et écologiques. Plus que jamais, nous avons besoin d’une gauche politique radicale, de combat, aussi fidèle aux intérêts de la jeunesse et des salarié·e·s que Macron l’est à ceux des riches et du patronat.
Sans surprise aucune, le remaniement ministériel n’infléchira pas la politique engagée lors du précédent quinquennat. La nomination d’un nouveau ministre, Damien Abad, faisant l’objet d’accusations de viol, constitue un symbole de cette continuité, pour un gouvernement qui affiche son mépris des exploité·e·s et des opprimé·e·s. Dans la rue et dans les urnes, il faut dégager ce gouvernement !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !