Les résultats du premier tour ont exprimé à la fois un rapport de forces dégradé pour les classes populaires et une polarisation, certes déformée par un mode de scrutin particulièrement antidémocratique. Le champ politique se divise en trois parties : un bloc fasciste dirigé par Le Pen, un bloc de gauche dirigé par Mélenchon, et un « centre » libéral-autoritaire autour de Macron. Celui-ci a su consolider une base sociale derrière lui, « la France qui va bien », et arrive en tête malgré le fort rejet qu’il suscite dans la population.
Nous reproduisons ici le manifeste contre la guerre signé en particulier par le Mouvement social ukrainien (Sotsialnyi Rukh), le Mouvement socialiste russe (RSD) et, en France, par le NPA. On peut également lire ICI une Déclaration contre l’impérialisme russe cosignée le 7 avril par le RSD et Sotsialnyi Rukh.
Comme en 2017, Macron et Le Pen sont qualifiés pour le « second tour » de l’élection du monarque de la 5e République. L’extrême droite, dont Zemmour, représente un tiers des voix, et Le Pen pourraient le gagner. C’est une menace sans précédent pour la classe travailleuse : surexploitation, aggravation des attaques contre les libertés démocratiques et contre les populations d’origine immigrée, déni de toute politique environnementale sont à son programme...
Nous reproduisons la déclaration de Philippe Poutou au soir du 1er tour de l’élection présidentielle, le 10 avril à 21h, ainsi que les résultats du vote.
Alors que la drôle de campagne électorale s’achève, marquée le mépris du Président sortant pour toute forme de débat contradictoire, par l’omniprésence de l’extrême droite dans les grands médias et, à l’exception des deux dernières semaines, par le boycott médiatique de la candidature anticapitaliste et écosocialiste de Philippe Poutou, nous présentons ici ses huit clips de campagne officiels pour le premier tour de l’élection présidentielle de ce dimanche 10 avril 2022.
On aurait pu penser, après deux ans de crise sanitaire que la santé et l’hôpital seraient au cœur de la campagne électorale qui s’achève. Il n’en est rien. Avec le pouvoir d’achat, c’est pourtant une des premières préoccupations de la majorité de la population. Ce n’est visiblement pas une priorité de la majorité des candidat·e·s à l’élection présidentielle. Il n’y aura de vrai changement que si nous l’imposons nous-mêmes. Tel est le message que porte Philippe Poutou, ouvrier licencié dans cette élection.
Alors que l’agression de l’impérialisme russe contre l’Ukraine ne cesse de révéler sa criminelle abjection, la nécessité d’une solidarité sans faille avec le peuple ukrainien et les militant·e·s anti-guerre en Russie doit se renforcer. Il faut en finir avec la dictature de Poutine et des oligarques capitalistes russes. Nous reproduisons ici le texte de l’intervention d’Ilya Boudraitskis, historien et militant anticapitaliste russe, au meeting parisien de Philippe Poutou le 2 avril, ainsi que les revendications exprimées pendant le même meeting par la camarade ukrainienne Hanna Perekhoda.
Quelles réponses concrètes face à l’effondrement de la biodiversité provoqué par le productivisme capitaliste, effondrement qui est également une menace majeure pour l’humanité ? Nous publions ici une analyse de la Commission nationale écologie du NPA réalisée dans le cadre de la campagne de Philippe Poutou, ainsi qu’une critique des positions de LFI (Mélenchon) et d’EÉLV (Jadot) sur cette question de la préservation de la biodiversité.
L’agression militaire contre l’Ukraine doit être nommée comme ce qu’elle est : une guerre, menée par la deuxième armée du monde, contre un pays et un peuple qui n’ont absolument pas les moyens d’imposer un rapport de forces militaire contre Poutine et ses troupes. En attaquant massivement l’Ukraine, la Russie a franchi un cap que d’aucuns imaginaient encore, il y a quelques semaines, infranchissable, à commencer par Macron et les siens se vantant d’avoir réussi à raisonner Poutine et à empêcher la guerre.
Après les marches pour le Climat du 12 mars, celles des jeunes programmées le vendredi 25, jour de grève pour le climat, ont été une nouvelle occasion de dénoncer l’inaction des dirigeants capitalistes face à la crise climatique, et l’absence de débat sur celle-ci pendant la campagne présidentielle. Un black-out médiatique qui ne date pas de la guerre en Ukraine… et qui en dit long sur l’aveuglement dont la droite et l’extrême droite, Macron en tête, font preuve face à la catastrophe écologique (le profit d’abord !) À Angers, la manifestation appelée par Youth for Climate, comme d’habitude très dynamique, a rassemblé 400 jeunes.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !