Le 17 novembre, près de 300 000 « gilets jaunes » ont participé à plus de 2000 rassemblements et/ou actions de blocages. Il s’agit d’un fait politique et social majeur, avec une mobilisation massive et inédite contre le gouvernement Macron. Le 17 novembre, c’est une politique de classe, menée par un gouvernement au service des riches, qui a été dénoncée. Une colère légitime à laquelle il s’agit de donner un prolongement par une mise en action du mouvement social, du mouvement ouvrier.
Des marches contre les violences sexistes et sexuelles (dénommées #noustoutes) sont prévues partout en France samedi 24 novembre. À Angers, le départ de la marche est convoqué à 15h devant la préfecture par le Planning familial 49, le CIDFF 49, Sos femmes, Espace femmes, le comité local #noustoutes 49, et soutenu par le Collectif Émancipation, Femmes d’ici et d’ailleurs, Quazar, CFDT49, Solidaires49, AL 49, le NPA49, etc. (Lire le tract d’appel.) Pour construire un mouvement des femmes autonome et massif, tou-te-s dans la rue samedi !
Selon les discours gouvernementaux, la surtaxation des carburants qui a été le déclencheur du mouvement des gilets jaunes serait une “taxe écologique”. Si l’on fait l’effort de ne pas s’en tenir aux discours d’enfumage, le caractère productiviste de la politique gouvernementale et son mépris de l’écologie ne font pourtant aucun doute. Il est donc problématique qu’au sein du mouvement écologiste des militant.e.s ne se démarquent pas davantage de cette instrumentalisation de l’écologie qui ruine celle-ci auprès de larges couches de la population. Retour à ce propos sur l’interview de François Veillerette au Courrier de l’Ouest du 19/11/2018...
Le constat est sans appel, le gouvernement le reconnaît lui-même : aujourd’hui, près de 300 000 gilets jaunes sur les routes et dans les rues, dont 3900 en Maine-et-Loire, et plus de 2000 blocages ou rassemblements (une cinquantaine en Anjou). Même si la droite et l’extrême droite ont voulu se faire les porte-parole de cette colère, si Macron en a profité pour afficher le chiffon rouge du poujadisme et a voulu faire taire par certains endroits la contestation à coup de matraques et de lacrymo, la réalité est bien concrète : c’est une politique de classe, une politique au service des riches, qui a été dénoncée aujourd’hui.
Dans un court texte explicatif, la Commission Nationale Écologie du NPA avance des éléments qui lui semblent incontournables en ce qui concerne la mobilisation du 17 novembre initiée sur les réseaux sociaux. Loin d’être une réponse à la hauteur des enjeux climatiques, la taxation du carburant se résume à un nouveau prélèvement sur le budget de salarié.e.s auxquels on le laisse pas d’autre choix que l’automobile pour leurs déplacements. Le prétexte écologique d’un gouvernement qui de A à Z mène une politique anti-écologique ne peut plus tromper personne. Il faut une toute autre politique pour l’habitat, les transports et les services publics !
Ce samedi 17 novembre ont lieu de nombreux « blocages » contre les hausses du prix des carburants. Lancé au départ comme un mouvement citoyen, largement appuyé par les patrons du transport et relayé par la droite et l’extrême droite, cet appel rencontre aujourd’hui un large écho dans les milieux populaires. Indépendamment des calculs des uns et des autres, de larges secteurs se saisissent de cette mobilisation pour exprimer leur mécontentement contre un gouvernement au service des riches qui fait les poches aux pauvres.
Point de vue du NPA et, en annexe, communiqué d’Attac et tracts de l’UL-CGT d’Angers et de la FSU49.
Ce sont 600 enseignant.e.s qui ont participé à la manifestation du 12 novembre organisée par l’ensemble des syndicats de l’Éducation nationale mais par deux appels nationaux séparés (FSU-SGEN-UNSA d’un côté, CGT-FO-Solidaires de l’autre). Cette division au sommet n’a pas empêché les participant.e.s angevin.e.s et les drapeaux de se mêler sans frontières syndicales. Il n’en reste pas moins que l’absence de véritable unité, et l’absence évidente de stratégie syndicale combative contre les suppressions de postes et les réformes Blanquer a gêné la mobilisation. À cet égard, la manifestation du 12 est donc un relatif succès.
En dépit d’une division syndicale renforcée par l’approche des élections professionnelles du 6 décembre, ce sont toutes les organisations syndicales de l’Éducation nationale qui appellent à la grève le lundi 12 décembre. La manifestation d’Angers partira avec tout le monde de la place du Ralliement à 10h30. C’est que les sujets de révolte s’accumulent, aussi bien à un échelon national (réformes Blanquer, suppressions de postes, régression du niveau de vie) que local (fermeture du collège Yolande d’Anjou à Saumur, etc.). Si une journée de grève ne suffira pas à stopper la casse de l’éducation, elle peut servir à élargir la lutte à tous les fonctionnaires et les salariés du privé, car seule une lutte d’ensemble de tous pourra faire reculer ce gouvernement des riches.
Un rassemblement contre l’homophobie était appelé lundi 5 novembre à Angers par deux associations LGBT, Quazar et Tonic’s. Mais il y avait d’autres associations, des militant-e-s d’Aides, du Planning Familial, du Collectif Émancipation et de la CFDT. Côté politique, il y avait également des militant-e-s d’AL, de l’Etincelle, de la mouvance libertaire, et du NPA. Au plus fort du rassemblement, ce sont près de 200 personnes qui se sont massées devant le Grand Théâtre d’Angers pour dire STOP aux agressions homophobes.
Avec 56,4 % des suffrages exprimés au référendum en Nouvelle Calédonie, la victoire du non à l’indépendance est étriquée et sonne comme une demi-victoire pour la Kanaky, d’autant plus que le corps électoral n’incluait pas les seuls colonisé.e.s que sont le Kanaks, mais aussi les colons importés massivement sur le territoire par le pouvoir colonial avant 1998, d’autant plus qu’une partie du mouvement kanak appelait à ne pas voter en raison de cette nature déformée du corps électoral... Le NPA sera aux côtés des Kanaks pour les luttes à venir, pour un réel exercice du droit à l’autodétermination et pour la justice sociale.
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- samedi 29 novembre : journée mondiale de solidarité avec la Palestine et
manifestation à 14h à Paris, place de la République. Départ en autocar organisé par l’AFPS49 : Inscriptions sur helloasso à 35€.
- samedi 6 décembre à 15h : Rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien à Angers, place Mondain-Chanlouineau (en haut du centre commercial Fleur d’eau).
- jeudi 19 février 2026 : Concert de soutien à la Conf’49, salle Jean Carmet à Mûrs-Erigné, avec Beat Bouet Trio (fest noz Hip Hop) et Planète Boum Boum (techno-activiste). Ouverture des portes à 20h ; fin vers 0h00.
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Après les coupes budgétaires décidées par la présidente de région, C. Morençais (Horizons, tendance extrême droite), toutes les institutions culturelles sont dans le rouge, y compris les plus prestigieuses comme l’Orchestre national des Pays-de-Loire (ONPL, qui remplit régulièrement le Centre de congrès à Angers). Le chœur de l’ONPL risque ainsi de disparaître en juin 2026, comme l’a décidé le syndicat mixte de l’ONPL (où siège le 1er vice-Président de la Région et majoritairement des élus de droite). Le chœur est pourtant constitué d’amateurs et son “coût” ne représente que 2% du budget global... De plus 12 emplois seront supprimés si la décision est maintenue. La dernière prestation du chœur risque donc d’être effectuée pour la Neuvième de Beethoven les 14 et 17 juin... Dans ces conditions, sera-ce vraiment un Hymne à la joie ? Mais tout n’est pas perdu : une pétition est proposée à la signature. Signons-la !
Appelée samedi 22 novembre à 16h au départ du tribunal d’Angers par le collectif 8 mars, la Manifestation féministe contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) a rassemblé plus de 600 personnes (des femmes - notamment étudiantes et lycéennes - aux 4/5). Il leur a fallu défier le froid et la pluie mais l’enjeu est terrible : les féminicides continuent de se produire à un rythme soutenu en France et dans le monde. Une démarche unitaire (au-delà des associations et syndicats qui constituent aujourd’hui le collectif 8 mars) reste nécessaire pour rassembler encore plus largement et peser davantage face à ce fléau typique de l’idéologie patriarcale et de la structuration sexiste de la société capitaliste. Stop aux VSS !
Les militant·e·s et sympathisant·e·s du NPA49 saluent la mémoire de Stéphane Corbin, figure incontestée de la lutte pour l’égalité des droits des LGBTI en Maine-et-Loire, président de Quazar de 2008 à 2013 et de 2020 à 2023, animateur des marches des fiertés qui chaque année réunissent à Angers des milliers de personnes, dont une grande majorité de jeunes. Les obsèques de Stéphane se tiendront vendredi 31 octobre à 14h, église Saint-Martin-des-Champs à Angers. Salut à toi, Stéphane !
Un nouvel exemple vient d’être donné des liens étroits entre le groupuscule d’extrême droite Red-Angers et « Les Blancs de l’Ouest », charcutiers-entrepreneurs nationalistes chouchoutés par la municipalité d’Angers (ils ont un stand aux Halles Biltoki). Depuis octobre en effet, la personne embauchée pour tenir le stand aux Halles Biltoki et dans les marchés de Bouchemaine et Chalonnes, n’est autre qu’un néo-nazi connu pour avoir été un ambassadeur du Red lors de rassemblements fascistes (récupération honteuse du meurtre de la jeune Lola, « marche [néonazie] de Lukov » en Bulgarie, Légion hongroise, Academia Christiana, Institut Iliade, etc.) Le RAAF vient de publier à son propos un article instructif que l’on peut lire ICI.
Il y a aujourd’hui 82 ans que le résistant internationaliste nantais Robert Cruau était abattu à Brest par la Gestapo. Huit décennies après sa mort, Robert Cruau reste pour beaucoup un inconnu. Il fut pourtant un militant ouvrier internationaliste exceptionnel. Son histoire exemplaire reste à écrire. Lire la suite ici.
Comme partout en France jeudi 2 octobre, dans l’urgence, un rassemblement de solidarité avec les membres de la Flottille pour Gaza (Global Sumud Flotilla), arraisonnée illégalement dans les eaux internationales par la marine israélienne, avait été appelé à Angers par l’AFPS49 et ses partenaires, à 18h30 place du Ralliement. Le nombre de personnes rassemblées a rapidement gonflé de 200 au début jusqu’à 300. Ce fut un rassemblement dynamique et très visible. Malgré tout, alors que le génocide est plus que jamais en cours à Gaza, la solidarité en France reste très inférieure à ce qu’elle est ailleurs au niveau international. Il faut donc plus que jamais mobiliser autour de nous, notamment face à un État français décidément complice des crimes de guerre du gang fasciste de Netanyahou, un État qui ne proteste même pas quand le droit maritime international est foulé aux pieds par des pirates israéliens en uniforme...