Ce sont des marches communes des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires avec les Gilets jaunes qui ont pu se mettre en place ce mardi 5 février en Maine-et-Loire. Cette convergence réussie pour l’urgence sociale montre que le mouvement contre le gouvernement Macron a encore de belles possibilités de développement. La répression policière et les atteintes au droit de manifester et à la liberté de la presse ne suffiront pas à l’éteindre. Au contraire, elles renforcent la détermination de la population déjà mobilisée. Toutes et tous contre un ordre néolibéral injuste et écocide, c’est le moment !
Dans un appel unitaire de personnalités, associations, syndicats et partis (dont le NPA), les signataires se réjouissent que pour la première fois depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, ceux-ci aient décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019. Le pouvoir n’hésite pas utiliser une violence inouïe contre les manifestant.e.s. Mais c’est parce que ce pouvoir est nu, n’ayant plus que les forces de répression pour seule légitimité. Toutes et tous ensemble, faisons-le reculer !
Les trois manifestations du samedi 2 février qui auront été les plus notables en Maine-et-Loire se sont produites simultanément dans l’après-midi : les gilets jaunes à Angers -centrée contre les violences policières- et Cholet -où la colère contre le maire a pu aussi s’exprimer-, la marche contre la loi “Asile et immigration” et pour “zéro personne à la rue” à Angers. En tout, ce sont plus de 700 personnes qui ont ainsi défilé, toutes dirigées contre la politique injuste et répressive du gouvernement et de ses relais locaux.
Le mouvement des Gilets jaunes continue de faire vaciller la Macronie, qui n’arrive pas à reprendre la main et à éteindre la contestation. Tous les moyens sont pourtant mis en œuvre, y compris et notamment une politique répressive d’une violence inouïe. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, le journaliste David Dufresne effectue un travail de fourmi en compilant les cas avérés et documentés de violences policières. Comme il le souligne lui-même, ses chiffres sont très probablement en deçà de la réalité, puisqu’il ne conserve « que » les cas appuyés sur des témoignages et/ou des images.
Valéo, la plus grande entreprise angevine, a été en grève lundi 28 janvier, pour les salaires essentiellement. Le site a été bloqué avec l’aide de gilets jaunes à partir de 5 heures du matin. Chacun.e pouvait y passer apporter son soutien. Les salariéEs grévistes ont décidé d’arrêter la mouvement le soir après une belle journée de mobilisation. Gilets jaunes, gilets rouges, tous les participantEs se sont donné rendez-vous mardi 5 février, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle !
Le 11e samedi de mobilisation des Gilets jaunes a confirmé la profondeur d’une colère sociale que rien ne semble atteindre. Si on en doutait, le 26 janvier a été la plus belle démonstration que l’opération « Grand débat » lancée par le pouvoir est un grand coup d’épée dans l’eau, que confirme ce dimanche la pitoyable tentative de manifestation de soutien à Macron bien mal baptisée « Foulards rouges ». Le pouvoir se rabat sur une répression toujours plus féroce. Que cela cesse ! Castaner dégage !
Parties à la même heure du même point de départ, le jardin du mail, la manifestation des Gilets jaunes et la marche pour la justice sociale et climatique auront finalement divergé, samedi 26 janvier à Angers. Pour le climat, le nombre de participant.e.s (200 au meilleur moment) s’est avéré décevant en comparaison de ce qu’il avait pu être le 8 décembre. Le nombre des Gilets jaunes, sans doute plus de 600, est resté quant à lui très conséquent dans la mesure où la manifestation n’avait pas le caractère régional de la semaine précédente. Quelques affrontements se sont produits en fin de parcours après utilisation par la police de gaz lacrymogènes.
Le processus de marchandisation et de mise en concurrence des universités s’accélère depuis l’arrivée du gouvernement Macron. Après Parcoursup, la hausse des droits d’inscription est la seconde attaque majeure programmée contre le service public d’enseignement supérieur. Pour l’instant, chassant sur les terres du clan Le Pen, le gouvernement la limite aux étudiants étrangers. Mais il vise en réalité l’ensemble des étudiant.e.s. Deux réunions de mobilisation se tiendront à l’université lundi 28 en fac de sciences et mardi 29 janvier en fac de droit, à 12h30, à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-FSU-SUD-UNEF. Lire l’article.
Plusieurs associations (ATTAC 49, En Transition et les collectifs Justice Climatique Angers et Résistance à l’Agression Publicitaire, etc.) organisent une nouvelle « marche pour la justice sociale et climatique » samedi prochain à Angers à 14h. Le NPA49 soutient évidemment cette initiative ! Il s’agit d’amplifier la lutte contre les politiques productivistes qui dérèglent le climat et détruisent notre environnement, tout en affirmant la nécessaire justice sociale et fiscale pour une transition écologique, en écho au mouvement des Gilets jaunes. Changeons le système, pas le climat !
Malgré la neige, plusieurs centaines de professionnel.le.s de la psychiatrie, dont des militant.e.s CGT du CESAME de Ste Gemmes, ont manifesté mardi 22 janvier place de la République à Paris. Elles et ils étaient réuni.e.s à l’initiative de plusieurs collectifs (Amiens, Rouen, le Havre, Paris, « collectif des 39 », etc.), de l’Union syndicale de la psychiatrie, de la fédération SUD santé sociaux, d’associations de patient.e.s et de familles de malades (UNAFAM) pour dénoncer la situation critique dans lesquelles se trouve le soin psychique en France et le service public de psychiatrie.
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- samedi 9 mai à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 19 mai à 20h : « une Constitution citoyenne et populaire », conférence d’Espaces Marx Anjou animée par Jean-Louis Grégoire, à Angers, Maison de quartier des Trois-Mâts, salle Zéphyr.
- samedi 30 mai de 12h à 00h : Fête de l’Huma49, avec débats à 14h30 et 16h et spectacle à 18h. Salle Louis Aragon à Trélazé.
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Olivier Besancenot était l’invité de France Info le 1er mai 2026 pour parler des attaques du gouvernement contre ce jour férié. Il est revenu sur les scandaleuses aides publiques versées à Total malgré ses profits records et dividendes colossaux. La vidéo de l’interview est ICI !
Plusieurs classes d’école primaire sont en danger de fermeture. Prétextant de la baisse démographique, refusant de prendre en considération que les classes sont déjà surchargées, l’État refuse d’entendre les légitimes revendications des enseignants et des parents d’élèves. À l’initiative de ces derniers, plusieurs pétitions sont à signer pour les écoles Condorcet et Jules Verne à Angers, ou pour l’école des Basses Vallées à Cantenay-Épinard. Signons-les !
Un collectif local s’est constitué à Allonnes et entame une course contre la montre contre le projet “Concerto” de plateforme logistique (encore une !) tout juste sorti d’une soi-disant “enquête publique” et désormais entre les mains de la Préfecture. Ce projet de bâtiment de 14 m de haut (l’équivalent de 5 étages) sur 67.000 m² (l’équivalent de 20 terrains de football bétonnés) alors que la plus grande plate-forme en France fait 90 000 m² serait situé à l’entrée du Parc Naturel Régional (PNR) Loire-Anjou-Touraine... Nouvelle entreprise écocide d’artificialisation des sols, nœud routier pour des norias de camions, ce serait une aberration paysagère, écologique, sociologique et économique. Le prétexte de “l’emploi” avancé par les défenseurs du projet cache mal la nature potentielle des susdits emplois : précaires, répétitifs, stressants et mal payés. Le collectif a besoin de toutes et tous et a lancé une pétition en ligne à signer. À diffuser largement. Vite !!!
Des parlementaires macronistes - dont la députée de la 6e circonscription de Maine-et-Loire, N. Dubré-Chirat - tentent un passage en force contre le monde du travail. Ils veulent autoriser le travail salarié le 1er mai dans plusieurs secteurs (avant élargissement et généralisation !), et cela sans même un débat à l’Assemblée nationale. Pour ce faire, ils ont organisé le rejet de leur propre projet de loi en première lecture à l’Assemblée nationale afin de le faire valider par la commission mixte paritaire députés-sénateurs dès mardi 14 avril (avant un dernier vote dans chaque chambre). Soyons nombreuses et nombreux à signer la pétition avant que cette loi ne soit adoptée : Non au passage en force sur le 1er mai !
Le camarade Léon Crémieux du NPA-A a produit une analyse exhaustive des résultats des élections municipales de 2026 en France. Il est possible de lire celle-ci, « France : Municipales 2026, tremplin de la division à gauche », sur Marx21.ch, plateforme politique, éducative et militante dédiée à la diffusion et à la discussion des idées marxistes en Suisse francophone.
La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...