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Ce jeudi 10 novembre est une journée nationale de grève et mobilisations appelée par le CGT. Si rien de notable n’a été ou pu être organisé en Maine-et-Loire (hormis des distributions de tracts et des collages), les raisons de la colère sont toujours là. Ces prochaines semaines pourrait voir l’expression d’un empilement de revendications et de mobilisations, toujours autour de l’explosion des prix, de la « vie chère », mais aussi du refus de la énième réforme des retraites.
Ces derniers jours ont été (une fois de plus) marqués par le racisme décomplexé de l’extrême droite à l’Assemblée nationale, suivi des premiers débats nauséabonds autour du nouveau projet de loi sur l’immigration... Les idées racistes et nauséabondes et les politiques migratoires mortifères doivent être combattues à tous les niveaux. Contre l’Europe des capitalistes et des barbelés, revendiquons l’ouverture des frontières et l’accueil inconditionnel de toutes et tous. Imposons par notre mobilisation la régularisation de toutes et tous les sans-papiers.
En déployant plus d’un millier de policiers à Sainte-Soline pour voler au secours de l’agrobusiness et des projets écocides de méga-bassines, le gouvernement Macron-Borne-Darmanin-Béchu fait une nouvelle fois la démonstration de son caractère anti-écologique et anti-démocratique. Il y a urgence à stopper cette minorité de capitalistes qui s’approprie le bien commun et sacrifie l’environnement au détriment du plus grand nombre.
Ces dernières semaines, la grève des raffineurs avait fait taire l’extrême droite, marginalisée comme d’habitude par les mouvements sociaux organisés. Mais c’était sans compter sur sa propension, elle aussi habituelle, à instrumentaliser les faits divers, comme celui du meurtre de la petite Lola. Face à cette extrême droite menaçante et sans scrupules, il y a urgence à ce que l’ensemble de la gauche sociale et politique construise une réponse à la hauteur.
La durée et l’extension des manifestations à toutes les régions d’iran et à presque toutes les couches de la population témoignent d’un mécontentement et d’une colère profonds qui vont au-delà du rejet du code vestimentaire profondément restrictif du régime pour les femmes. Les causes résident également dans une situation sociale qui s’aggrave depuis des années pour de larges pans de la population et dans une répression massive. Nous publions ici une déclaration de la 4e Internationale appelant à la solidarité avec le peuple iranien en lutte.
Ce sont plus de 1800 personnes à Angers, 230 à Cholet, 85 à Segré et des dizaines à Saumur qui ont manifesté le 18 octobre à l’appel des CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, VL et UNL pour l’augmentation des salaires et la défense du droit de grève, contre la réforme des lycées pro. Une mobilisation honorable mais qui a touché inégalement les secteurs d’activité. L’objectif est plus que jamais de mettre au 1er plan les revendications de la classe travailleuse et de la jeunesse, de généraliser et de coordonner les efforts pour bloquer Macron et son monde destructeur des humains et de leur environnement.
Le gouvernement a lancé des réquisitions chez Total et Exxon (Esso), une atteinte au droit de grève qui a mis le feu aux poudres. La journée de grève interprofessionnelle appelée ce mardi 18 octobre par la CGT, Solidaires, FO et la FSU reste la meilleure des réponses. Mais au-delà de la solidarité nécessaire avec les raffineurs en pointe de la mobilisation, l’enjeu de cette nouvelle journée est bien de rassembler dans la lutte le maximum de salarié·e·s qui veulent se battre pour le partage des richesses, qui passe par des augmentations importantes de salaires.
En dépit des tentatives de minoration des médias pro-gouvernementaux, la “marche contre la vie chère et l’inaction climatique” du dimanche 16 octobre à Paris a été un incontestable succès, quelque part entre les 30.000 manifestant·e·s concédé·e·s par la police et les 140.000 revendiqué·e·s par la NUPES. Cette réussite, à laquelle le NPA et Philippe Poutou ont participé, est un point d’appui pour les mobilisations à venir et pour commencer celle de ce mardi 18 octobre appelée par CGT, FO, FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse.
La journée de mobilisation du 29 septembre et la grève des raffineurs montrent que nous pouvons être une force. La prochaine étape est la « marche contre la vie chère et l’inaction climatique », une manifestation nationale ce dimanche 16 octobre à Paris (14h à Nation). Il faut la réussir car le combat contre les projets destructeurs des capitalistes et de leur gouvernement (retraites, assurance chômage, productivisme écocide...) ne fait que commencer.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !