« L’enfant est au cœur de nos choix » déclarait il y a peu Christian Gillet, le président UDI du Conseil Départemental de Maine-et-Loire. Les 800 salarié-es de la protection de l’enfance mobilisé-es lundi 15 mai à Angers contre sa politique n’étaient pas convaincus et se sont fait entendre !
Face au rouleau compresseur du capitalisme conduit par E. Macron, il est plus que temps de nous organiser, de préparer dès maintenant la riposte, de protéger les acquis gagnés par notre classe au fil des luttes et qu’il rêve de détruire. Ensemble, syndicats, travailleurs et étudiants, organisations militantes, collectifs divers et variés, allant des livreurs uberisés à Droit au logement, nous avons ont tous en commun la volonté de défendre un monde plus juste au service de toutes et tous et de préparer la riposte. Aujourd’hui sur nos lieux d’études ou de travail, il faut se préparer à résister. C’est de cela dont nous allons discuter lors de la réunion publique des jeunes du NPA d’Angers, jeudi 18 mai à 19h au café Oh Puces !
Au 2e tour si l’on ne compte que les exprimés, le néolibéral l’emporte par 66%, loin devant les 34% de la fasciste (même si celle-ci progresse de près de 3M de voix relativement au premier tour). E. Macron a bénéficié du vote antifasciste, notamment à gauche, mais celui-ci n’est en aucun cas un vote d’adhésion à son programme. Le volume élevé des abstentions (25%) et du vote blanc et nul (12%), soit 1/3 des inscrits, réduit de surcroît son score à un peu moins de 44% des inscrits alors même qu’il était opposé à une candidate dont une très grande majorité ne veut à aucun prix. Il s’agit maintenant de lutter contre les politiques régressives qu’E. Macron entend aggraver, et d’autant plus que si le mouvement social et écologiste n’organise pas cette lutte, ce seront les fascistes qui, à nouveau, tireront les marrons du feu...
Les manifestations du lundi 1er mai étaient toutes appelées à 10h30 en Maine-et-Loire. Pour cette journée de mobilisation pour le progrès social et de solidarité internationale, CGT, FO, Solidaires, FSU, UNEF et UNL (lire l’appel unitaire) ont rassemblé près de 2000 personnes : près de 1600 à Angers (pl. Imbach), 220 à Cholet (pl. Travot), une centaine à Saumur (pl. Bilange) et 60 à Segré (pl. du Port). Dans les cortèges, la dénonciation du Front national et le refus des politiques libérales qui conduisent au désespoir social dont se nourrit le fascisme étaient largment repris. De leur côté, ne voulant pas mêler leur appel à voter contre le FN et des revendications sociales, CFDT et UNSA mobilisaient place du Ralliement à Angers, rejointes par Quazar et la LDH. Elles ont réuni entre 500 et 1000 personnes selon les comptages.
Dans le contexte de crise institutionnelle de la 5e république, les élections présidentielles ont conduit une nouvelle fois à la catastrophe : au 2e tour, la candidate du FN sera opposée au candidat des politiques ultralibérales qui ne cessent de nourrir le désespoir social dont se repaît le FN... Pour sortir de cet infernal cercle vicieux, le monde du travail doit reprendre la rue, car seules les luttes sociales et écologiques peuvent changer le monde. Les manifestations du 1er mai – il y en aura quatre en Maine-et-Loire à 10h30, à Angers (pl. Imbach), Cholet (pl. Travot), Saumur (pl. Bilange) et Segré (pl. du Port) initiées par l’intersyndicale CGT-FSU-FO-Solidaires-UNEF-UNL – seront une première échéance. Nous devons y être très nombreux pour commencer à construire la riposte !
Les élections présidentielles du 23 avril ont marqué une nouvelle étape dans la crise de représentation politique de l’État français. Le PS (6,35%) et LR (19,91%) sont éliminés dès le 1er tour et Jean-Luc Mélenchon atteint 19,64%. Cependant, c’est le candidat ultralibéral soutenu par l’oligarchie capitaliste qui arrive en tête avec 23,75% (la bourse de Paris a bondi de 4% dès l’ouverture ce lundi), suivi par la tête de file du Front national (21,53%). Et la gauche anticapitaliste n’obtient que des scores de témoignage (1,10% pour Philippe Poutou et 0,65% pour Nathalie Arthaud). Tout ce que l’on peut maintenant prévoir, ce sont les luttes ! Nous reproduisons la déclaration de Philippe au soir du 1er tour et les résultats en Maine-et-Loire.
Christine Poupin, porte parole du NPA, explique ici pourquoi "nous sommes là", nous militant-e-s du NPA, pourquoi Philippe Poutou est là, en tant que candidat du NPA aux présidentielles 2017 : pour appeler aux luttes, condition indispensable à tout changement, pour combattre l’exploitation capitaliste des humains et de la nature, ainsi que toutes les oppressions qui prospèrent sur le terreau des inégalités sociales, pour défendre notre programme dans toute sa cohérence globale : écosocialiste et démocratique, féministe et émancipateur, internationaliste et antiraciste. C’est là le sens qu’aura le vote pour Philippe Poutou le 23 avril !
À l’occasion de la campagne présidentielle de Philippe Poutou, le NPA a reçu de nombreux questionnaires d’associations, de collectifs, d’individus, de syndicats, de revues, etc. Nous avons profité de cette occasion pour rappeler notre programme et développer nos idées écosocialistes apportant des réponses aux crises actuelles, qui se nourrissent mutuellement de leurs effets désastreux. Bonne lecture depuis le site Lettre écosocialiste du NPA !
Philippe Poutou et les militants du NPA ne cessent de recevoir, directement ou sur les réseaux sociaux, des messages de sympathie, de soutien pour tout ce qu’a dit et fait Philippe sur le tableau du Grand Débat du mardi 4 avril. De nombreux journalistes, eux-mêmes, ont aussi salué le « coup de gueule » salutaire, la bouffée d’air qui, grâce à lui, a traversé ce débat. À l’inverse, les valets habituels du monde politique et médiatique et de ses codes, vestimentaires et verbaux, n’ont cessé de dénoncer les blasphèmes dont Philippe se serait rendu coupable...
Les chiffres sont éloquents : pour les élections présidentielles entre le 1er mars et le 9 avril, Ouest-France a fait 60% de ses “unes” et plus du tiers de ses articles en pages intérieures sur le candidat de l’ultradroite, F. Fillon. Un candidat comme J.-L. Mélenchon -pourtant à jeu égal avec le susdit dans les sondages- recueille 4,5% des “unes” et 6% des articles. Bien évidemment, sur l’anticapitaliste Philippe Poutou, le journal du clan Hutin a respecté un silence à peu près total. C’est sans doute ce que le CSA et les grands médias nomment pompeusement “équité”, c’est-à-dire inégalité de traitement...
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !