Bien qu’on en parle moins, le rythme des suppressions d’emplois ne s’est ralenti dans aucun secteur. Avec les réformes des dernières années, le gouvernement a donné au patronat les moyens de licencier sans bruit : entre plan de départs volontaires, fin des contrats précaires et ruptures conventionnelles collectives, ce sont des plans de licenciements qui ne disent pas leur nom. Individualiser les salarié.es pour atomiser les résistances permet aux employeurs de diluer la confrontation et de limiter les mobilisations. Pourtant, comme à Poissy ou Vencorex, des salarié·e·s essayent de résister et de construire la grève, avec leurs syndicats.
L’enfer continue à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le 18 mars, l’armée israélienne a rompu la trêve et repris le génocide, tuant à nouveau des milliers de femmes et d’enfants, des journalistes, des personnels médicaux. Elle ordonne une fois de plus à des milliers de Gazaoui·e·s de quitter leurs abris de fortune pour fuir on ne sait où. Et en Cisjordanie Israël continue son plan d’annexion des territoires occupés, par le nettoyage ethnique.
Programmé à Angers du mardi 22 au vendredi 25 avril, le Festival Étudiant Contre le Racisme et les Discriminations (FECR-D), porté par l’UNEF, est un temps fort de lutte où les étudiant·e·s s’organisent collectivement pour visibiliser et combattre toutes les formes de discriminations : racisme, sexisme, LGBTQIA+phobies, validisme, antisémitisme, islamophobie… Nous en publions ici le programme ainsi qu’un commentaire de Coudes à Coudes sur les bâtons que la Mairie d’Angers a cru bon de mettre dans les roues du Festival...
Le monde capitaliste est en ébullition : l’augmentation unilatérale par Trump des taxes douanières pour la quasi-totalité des pays du monde a eu l’effet d’une bombe. Les bourses mondiales se sont effondrées et les projections de croissance ont dû toutes être revues à la baisse. Cela a déclenché une panique sur les marchés financiers qui est loin d’être terminée. Quelle que soit l’issue de cette crise, la bourgeoisie essaiera d’une manière ou d’une autre de la faire payer par nous toutes et tous. Construire une riposte unitaire est la tâche de l’heure !
C’est au début du mois de mars, à la fin des « négociations » avec les syndicats, que le groupe Michelin a dévoilé ce qu’il voulait bien concéder aux salariéEs des usines de Cholet et Vannes : en brut, 40.000€ d’indemnité de licenciement, 1250€ par année d’ancienneté et deux à six mois de salaire selon l’âge. C’est très loin des revendications syndicales, et voisin, compte tenu de l’inflation, de ce qu’il avait accordé en 2020 lors de la fermeture de l’usine de La Roche-sur-Yon. Et ce, alors que le groupe a engrangé deux milliards de bénéfices nets en 2024…
L’inéligibilité de Marine le Pen ne remet que légèrement en cause la capacité de l’extrême droite à prendre le pouvoir à brève échéance. Elle pourrait même l’amplifier si le RN réussit son opération de victimisation. L’empêcher de nous écraser de son talon de fer appelle l’unité et la radicalité de notre camp social dans la rue, les lieux de travail et d’étude, ainsi que les urnes. Seules nos luttes, sur tous les fronts, pourront éviter la catastrophe.
Ce samedi 29 mars, pas de manifestation à Angers, mais “8h pour la Palestine”, de 14h à 22h au centre Jean-Vilar du quartier populaire de la Roseraie, à l’initiative de l’AFPS 49. Après la présentation d’une fiction d’Arte, « Palestine Islands », qui a permis une discussion avec une centaine de personnes, ce fut, à 17h, le tour de l’invité de l’AFPS49, Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontières (MSF), qui a détaillé l’historique du sionisme et de la colonisation en Palestine devant 400 personnes.
À l’initiative de la SFR Confluences, une soirée-débat animée entre autres par Chadia Arab était organisée vendredi 28 mars à la Faculté Droit Économie Gestion de l’Université d’Angers, sur le thème « Racismes d’État, xénophobie institutionnelle ». Parmi les intervenants, Djamel Blanchard, animateur de Pas Sans Nous 49 et du collectif Angers antiraciste et anticolonial, Jamel Rouichi (professeur d’arabe au lycée Du Bellay, et bien entendu Olivier Lecour Grandmaison, qui vient de publier « Racismes d’États, États racistes, une brève histoire » aux éditions Amsterdam.
Bétharram, Notre Dame d’Espérance à St Nazaire, Bon Pasteur (à Angers, Le Mans et Metz) etc. Autant d’institutions catholiques à prétention pédagogique dont les noms sont aujourd’hui associés à des violences physiques et sexuelles inadmissibles contre des jeunes filles et garçons. Face à cela, l’État et les élus de droite sont restés muets, voire complices. À l’instar de l’actuel premier ministre, François Bayrou, qui ne pouvait pas ignorer les pratiques en vogue à Bétharram, qui n’a rien fait et a, de fait, couvert ces exactions. Tout cela nous éclaire sur la nature du gouvernement et de l’État, leurs mensonges et leur volonté permanente de protection des puissants.
Ce sont 1300 personnes (selon notre comptage ; Le Courrier de l’Ouest annonce 1200, la police 1400 !) qui, samedi 22 mars à Angers, ont défilé contre le racisme à l’appel d’un large éventail d’associations, de syndicats et partis. La manifestation avait été précédée d’un rassemblement de solidarité avec le peuple palestinien (le 73e depuis le début de la guerre génocidaire qui a suivi le massacre du 7 octobre), qui a réuni environ 400 personnes.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 19h : Soirée de soutien aux jeunes exilés (spectacle et buffet) de l’association Asile & Partage. Centre Jacques Tati à Angers (Belle Beille). Réservation par SMS (0618071446) ou mail.
- vendredi 3 Avril à 20h : débat organisé par SDN49 et Greenpeace : « Énergie, la face cachée – le rôle des citoyens » avec Ibrahim CHENOUF, ingénieur (CEA, Chinon) et Sylvain HOUPERT. Centre Jean Gueguen, 1 rue Louis Pasteur à Trélazé. Entrée libre.
- samedi 4 avril à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien.
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La presse n’est guère revenue sur l’analyse des scrutins municipaux à Angers, qui pourtant montre que c’est bien l’abstention qui domine largement : 46,5% au 1er tour et 50,1% au second (résultats ICI). Sans compter les blancs et nuls qui progressent fortement entre les deux tours... La liste LE-PS de Romain Laveau - qui avait rejeté d’emblée tout accord avec la liste LFI - n’a logiquement pas fait le plein des voix de gauche au 2e tour (elle ne gonfle que de 4390 voix au lieu des 4882 potentielles). Avec 41% des exprimés et 19,85% des inscrits, elle termine loin derrière celle de Béchu (59% et 28,6%). Le maire réélu n’a pourtant “récupéré” - au mieux - que 40% des voix des deux listes d’extrême droite du 1er tour (Lahondès-RN et Rambault-“apolitique”). Les rapports de force électoraux sont donc loin d’être figés. Et le postulat des droites du PS et de LE selon lesquelles l’alliance avec LFI vaut défaite est - comme à Bordeaux - contredit par la défaite de celles et ceux qui ont refusé l’alliance...
Mercredi 18 mars à 17h30, s’est tenu un rassemblement d’environ 200 personnes devant la Préfecture contre l’escalade guerrière et en soutien aux populations éprouvées de l’Iran et du Liban à l’appel de CGT-FO-FSU-Solidaires et d’organisations de jeunesse. Les syndicats ont pris la parole, ainsi que plusieurs organisations politiques présentes, toutes pour dénoncer les guerres irresponsables et criminelles déclenchées par Netanyahou et Trump. Solidarité avec les populations du Liban, de Palestine et de l’Iran !
L’alliance de C. Béchu avec le courant d’extrême droite catho-intégriste issu de “Sens Commun” n’est pas nouvelle. Les adjoints Roch Brancour et Maxence Henry ne sont pourtant que la partie la plus visible de l’iceberg. La Topette N°23 (mars-mai 2026) vient de dénicher une autre pépite, en 45e position de la nouvelle équipe proposée par le maire sortant. Sur Facebook, le dénommé Christophe Marquet a en effet commis force caricatures ou commentaires d’une vulgarité crasse, à connotations complotistes, masculinistes, misogynes, racistes et islamophobes (que La Topette rapporte consciencieusement). Il semble que l’équipe de C. Béchu se contente aujourd’hui du fait que C. Marquet a effacé ses productions litigieuses. Il faudrait n’y voir selon elle que de « l’ironie ». Et bien sûr C. Béchu ne manquera pas de mentionner qu’il a aussi recruté des gens de “gôche” tel que l’ancien secrétaire régional de la CFDT... Et demain le RN ?
Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !