Après la mobilisation du jeudi 2 octobre réagissant aux actes de piraterie et de kidnapping de la marine israélienne qui ont frappé les militant·e·s de la flottille pour Gaza, la mobilisation hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien du samedi 4 octobre a de nouveau réuni plus de 300 personnes. Nous en publions ici le compte rendu fait par l’AFPS49. Nous publions également l’analyse de la situation par le NPA-l’Anticapitaliste.
Après les fortes mobilisations des 10 et 18 septembre dernier, la colère sociale est toujours là. Bien que les manifestations soient moins importantes que la dernière fois, ce sont encore des centaines de milliers de personnes qui ont fait grève et ont battu le pavé ce 2 octobre, à l’occasion de plus de 250 manifestations (dont celles d’Angers, Cholet, Saumur et Segré qui ont réuni environ 3500 personnes). Alors que l’appel de l’intersyndicale à cette journée d’action a été tardif, laissant moins d’une semaine pour préparer la mobilisation, les travailleurs et travailleuses ont répondu présent·e·s !
À l’initiative de l’association intersyndicale VISA (vigilance et initiatives syndicales antifascistes), environ 300 personnes se sont massées le 1er octobre devant l’Hôtel de ville d’Angers pour protester contre la tenue au Centre des congrès de La Nuit du Bien Commun initiée par le milliardaire d’extrême droite et exilé fiscal P. E. Stérin, et aussi pour dénoncer la complicité de la majorité municipale de C. Béchu, dont des membres éminents issus de l’Association Sens Commun sont des relais des idées intégristes réactionnaires du milliardaire.
Après les grandes mobilisations des 10 et 18 septembre contre la politique macroniste au service des plus riches, celle du jeudi 2 octobre va être une nouvelle occasion pour le mouvement social d’affirmer l’urgence d’une autre politique sociale, démocratique et écologique. Toutes et tous aux manifestations à l’appel de l’intersyndicale à Angers (14h, place Leclerc), Cholet (10h, place Les Halles), Saumur (10h, place Bilange) et Segré (10h, place du port) !
Une marche mondiale pour le Climat et la justice sociale était organisée ce dimanche 28 septembre dans tout le territoire, et à Angers à 14h, place Leclerc. Appelée tardivement et alors que les dernières marches angevines pour le climat remontaient à 2022, celle de ce dimanche n’a pu réunir que 260 personnes. Cela n’a pas empêché que - soleil aidant - elle soit combative et joyeuse, ce qui laisse augurer une suite. Changeons le système, pas le climat !
Pour le rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien et de dénonciation du génocide en cours, ce sont à nouveau autour de 250 personnes qui, ce 27 septembre 2025, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et de ses partenaires. L’occasion de rappeler que la reconnaissance de l’État palestinien par plusieurs États impérialistes, dont l’État français, ne suffirait pas à faire cesser le massacre en cours à Gaza et le déni du droit à l’autodétermination du peuple palestinien. L’occasion aussi d’affirmer notre soutien à la Global Sumud Flotilla, déjà bombardée par des drones, mais à laquelle l’État français refuse toute protection. De larges extraits - très émouvants - du Journal de bord de Gaza 106 de Rami Abou Jamous ont été lus à la tribune.
La reconnaissance de l’État de Palestine par la France est présentée comme un geste historique. Mais que vaut cette reconnaissance sans fin du génocide, de l’apartheid et de la colonisation ?
Ce sont plus de 6000 personnes à Angers, 1100 à Cholet, entre 600 (police) et 1500 (syndicats) à Saumur et 200 à Segré qui, ce jeudi 18 septembre, ont manifesté à l’appel de l’intersyndicale du Maine-et-Loire. La mobilisation est donc plus du double de celle, déjà considérable, du 10 septembre. Le message est clair : l’opposition aux programmes d’austérité des prédateurs capitalistes est partagée par le monde du travail, la jeunesse et par les retraité·e·s !
Ce sont près de 250 Angevin·e·s qui se sont à nouveau rassemblé·e·s mercredi 17 septembre entre 17h30 et 18h30 à l’appel de l’AFPS49 pour dénoncer l’offensive criminelle contre Gaza de l’armée de l’État d’Israël. À la veille du 18 septembre, date limite fixée par l’ONU pour l’évacuation des territoires palestiniens occupés par cette même armée... Refusons le génocide en cours et l’épuration ethnique projetée par le gang fasciste de Netanyahou ! Dénonçons la complicité et/ou l’inaction des gouvernements occidentaux et arabes ! Solidarité avec le peuple palestinien !
L’objectif du mouvement social qui s’est manifesté avec force dès le 10 septembre doit être de construire la grève. Il n’y a pas de raccourci. Les blocages de la circulation et les mobilisations de rue, même de milliers de personnes, ne remplacent pas le blocage de l’économie par la grève et l’organisation des travailleurs et travailleuses sur leurs lieux de travail, par les AG de grévistes. La journée du 18 doit être la prochaine étape, où luttes syndicale, sociale et politique doivent converger, pour dégager Macron et commencer à envisager une autre société.
- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !