Sur le site des Inrocks, notre camarade Philippe Poutou a accordé une interview à Mathieu Dejean. Il y revient sur sa lutte aux côtés des ouvriers de Blanquefort contre la fermeture de l’usine automobile décidée par Ford. Il dissèque aussi les ressorts de la colère sociale qui s’exprime notamment par le mouvement des gilets jaunes, et les impasses syndicales et politiques auquel le mouvement social est confronté. Enfin, il fait une analyse critique du rôle politique des médias. À lire absolument !
Empêtré dans la mise en œuvre de la pseudo hausse du SMIC (en fait, de la prime d’activité), le gouvernement compte bien sur ses amis les patrons du CAC 40 pour donner quelques primes (mais surtout pas d’augmentation de salaire !) et désamorcer ainsi tout risque d’extension de la colère sociale révélée par le mouvement des gilets jaunes. En dépit de la passivité des organisations syndicales, il n’est pas certain qu’il réussisse !
L’observatoire des médias Acrimed vient de lancer un appel « à l’ensemble des forces politiques de la gauche de gauche, aux journalistes et à leurs syndicats, aux collectifs de journalistes précaires, aux médias alternatifs comme à l’ensemble des usagers des médias, pour contester les dérives médiatiques actuelles et penser urgemment la réappropriation démocratique des médias (des) dominants ». Nous le relayons sur notre site, en appui à une démarche salutaire.
Le bilan du week-end témoigne, à l’échelle nationale comme à l’échelle angevine, d’un certain reflux du mouvement des Gilets jaunes. Mais cela n’efface pas la profondeur de la colère, l’ancrage de la contestation et la nécessité d’intervenir, de militer pour construire la mobilisation contre le gouvernement pendant et au-delà des fêtes de fin d’année.
Ce sont près de 2000 syndiqué.e.s et lycéen.ne.s qui, vendredi 14 décembre, ont répondu à l’appel des Unions départementales et syndicats CGT, FO, FSU, UNEF et UNL du Maine-et-Loire, à nAngers (1500), Cholet (120, Ségré (100) et Saumur (60). Au-delà du nombre de manifestant.e.s, des taux de grévistes significatifs dans plusieurs entreprises du privé (Scania, Valéo...) et du public (CHS...) La convergence des luttes, notamment avec celle des Gilets jaunes, se cherche encore mais progresse dans les têtes. La lutte continue !
L’intersyndicale CGT-FO-FSU-SUD-UNEF de l’université d’Angers a tenu mardi 11/12 une conférence de presse pour marquer son opposition absolue à la mise en place par le gouvernement de droits d’inscription différenciés selon l’origine nationale des étudiant.e.s. Cette conférence a été suivie d’une réunion d’information à la faculté de Lettres qui a réuni 150 personnels et étudiant.e.s français et étrangers. La hausse pour les étrangers est le prélude à une modification majeure du mode de financement des universités. Elle est le ballon d’essai d’une hausse généralisée des droits d’inscription. Il faut la bloquer !
Treize minutes, Marseillaise comprise, pour donner des preuves d’« amour » aux Gilets jaunes, tel était le défi de Macron lundi soir… Mais les réactions aussi bien des Gilets jaunes que des lycéenEs ont été immédiates : Macron nous a une fois de plus infligé son mépris de classe. Le fait politique majeur reste qu’il a été contraint d’abandonner sa posture d’inflexibilité, ce qui est un encouragement à renforcer, élargir et approfondir nos mobilisations.
On n’en attendait pas grand-chose, tant les ministres avaient fait un pilonnage sur tous les médias depuis deux jours… et on n’a effectivement pas été déçu. Pour autant, le discours de Macron aura été ce soir très révélateur de la nature de la politique de Macron, même quand il vacille face au mouvement des gilets jaunes.
- L’analyse du NPA...
Initiées par la CGT, les grèves et manifestations du vendredi 14 décembre ont vocation à s’étendre. En Maine-et-Loire, un appel à manifester à 10h30 à Angers, Saumur et Segré et à 14h30 à Cholet a été lancé par les unions et syndicats CGT, FO, FSU, UNEF et UNL. Car, dans la crise politique que traverse le pays, c’est le moment d’avancer nos revendications pour un autre monde, solidaire, social et écologiste. C’est toute la politique néolibérale de mise en concurrence et d’atomisation du corps social menée par le monarque Macron et ses clones qui doit être balayée.
C’est bien plus d’un millier de personnes (1500 selon la presse), dont une centaine en gilets jaunes, qui ont manifesté bruyamment à Angers le 8 décembre pour « changer le système, pas le climat ». Ce fut une démonstration particulièrement dynamique et détonante dans le centre-ville des chalets de Noël et de la surconsommation... Parallèlement, plusieurs centaines de gilets jaunes en lutte ont ciblé les lieux de pouvoir : préfecture ou hôtel de ville, sans incidents. Cette journée de mobilisation sociale et écologique a été un plein succès à Angers !
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !