La polémique autour du burkini sur les plages n’est pas qu’une minable diversion (pendant ce temps, on ne parle pas de la loi travail ou de la guerre en Syrie !) Au-delà du ridicule de l’affaire, c’est une nouvelle campagne visant à dresser une partie de la classe ouvrière contre une autre, issue du monde musulman. À cet égard, les objectifs du duo Hollande-Valls, de la droite, des fascistes franchouillards et des théofascistes de Daech se rejoignent. C’est aussi une nouvelle tentative -totalitaire et antidémocratique- d’étatiser l’espace public. Cette honteuse polémique ne doit donc pas être prise à la légère : les droits individuels et démocratiques sont menacés.
À Saint-Étienne-du-Rouvray, commune ouvrière de la banlieue rouennaise, l’horreur a frappé. En égorgeant un prêtre de 86 ans lors d’un office religieux catholique, quelques jours après le massacre de Nice, les deux jeunes assassins agissant au nom de Daech ont clairement voulu déclencher un engrenage de terreur et de haine, précipiter des catégories de population les unes contre les autres, créer une guerre civile de “religions” et de “civilisation”. Il importe aujourd’hui de contrer ce calcul immonde. Mais cela ne se fera certainement pas par l’état d’urgence et la surenchère sécuritaire et guerrière.
L’état d’urgence, efficace pour interdire ou réprimer les manifestions écologistes (à l’occasion de la COP21) et syndicales (contre la loi travail), n’a pas empêché le monstrueux attentat de Nice. Mais c’est au nom de la lutte contre le terrorisme qu’il a été prolongé de 6 mois, avec le soutien ou la non opposition de tous les députés et sénateurs du Maine-et-Loire. Selon une sénatrice comme Catherine Deroche, l’état d’urgence aurait échoué jusqu’ici contre le terrorisme parce que mal appliqué. Et pour étayer son affirmation, elle cite... Nuit debout ! et réclame l’interdiction des rassemblements "non sécurisés" (cf. Courrier de l’Ouest du 22 juillet 2016) De façon indécente, l’ancienne maire de Bouchemaine dévoile ainsi les intentions réelles des droites LR et PS : utiliser cyniquement les attentats criminels de Daech pour restreindre les libertés publiques et contenir le mouvement social. Le NPA49 condamne ces dérives antidémocratiques et exige la levée de l’état d’urgence.
C’est donc un succès ! 25 000 personnes environ ont participé au rassemblement estival des opposant-es à l’aéroport de Notre-Dames-des-Landes, sur le site de Montjean en bordure de la Zad. C’est le premier rendez-vous de masse des opposantEs depuis l’organisation de la pseudo-consultation. Sa réussite a donc bien une importance particulière dans ce bras de fer avec le gouvernement.
Après avoir scandaleusement limité à la Loire-Atlantique la consultation sur l’aéroport -pourtant censé être celui du “Grand Ouest”- de Notre-Dame-des-Landes, le gouvernement prétend que les 55% de oui obtenus grâce aux communes les moins concernées (le non l’a emporté à 75% à NDDL et a frôlé les 50% à Nantes) pourraient légitimer un projet productiviste inutile et destructeur, qui va de surcroît à l’encontre des maigres engagements pris par l’État français lors de la COP21. Il est aidé dans cette manipulation par le président de région Pays-de-la-Loire, qui ne cesse d’appeler à la violence étatique contre les Zadistes de NDDL. Mais la lutte ne désarmera pas pour si peu et le week-end des 9 et 10 juillet de rassemblement estival annuel des opposantEs à l’aéroport ne pourra que le démontrer !
Un appel à la grève et à la mobilisation était lancé par SUD, FO, CFDT et CGT mercredi 29 juin dans la protection de l’enfance et l’ensemble du secteur social, sanitaire et médico-social, public et privé, pour dénoncer la politique austéritaire et néolibérale du Conseil départemental 49 et de son président, Christian Gillet (caricature ci-contre). Près de 300 salarié-e-s des associations et du secteur public ont manifesté à Angers et se sont ensuite réunis en assemblée générale à la bourse du travail. Une lutte à soutenir absolument !
Environ 600 militant-e-s ont manifesté à Angers contre la loi travail le mardi 28 juin, 11e journée de mobilisation à l’appel de l’intersyndicale CGT-FO-FSU-Solidaires-UNEF-UNL. Ils étaient une centaine à Cholet et 80 à Segré. À Angers, une délégation intersyndicale a remis 2500 votations citoyennes sur la loi travail à la préfecture. La détermination était toujours là et le refus de la loi travail toujours aussi vif. Pendant l’été, et dès le mardi 5 juillet, on continue !
La mobilisation du 23 juin contre la loi travail n’avait pas vocation à être plus importante que celle, impressionnante, du 14 juin. Mais c’était une nouvelle démonstration du refus maintenu, majoritaire dans la population, de la loi travail et de la politique néolibérale-autoritaire du gouvernement Hollande-Valls. Elle a rassemblé près de 1100 militant-e-s en Anjou (850 à Angers, 150 à Cholet, 70 à Saumur). Prochain rendez-vous : mardi 28 juin !
Au matin du 22 juin, le gouvernement a interdit la manifestation parisienne du lendemain contre la loi travail, avant de reculer partiellement en l’autorisant sur un parcours limité. Cette tentative d’interdiction d’une manifestation syndicale est une première depuis… la guerre d’Algérie et les neuf morts de Charonne. L’état d’urgence, le 49-3, l’interdiction de manifester pendant la COP21 et maintenant contre la loi travail... Le gouvernement Hollande-Valls est décidément prêt à utiliser toute la panoplie des mesures les plus antidémocratiques de la Ve République, des mesures de guerre sociale. Mais le mouvement social ne reculera pas : retrait de la loi travail !
Les tentatives médiatico-gouvernementales de minimisation de l’ampleur de la mobilisation, de culpabilisation des manifestants au nom de la lutte contre le terrorisme de Daech ou au nom de l’Euro de football, de mise en avant des agissements des groupes autonomes ou d’occultation parallèle des violences policières n’y changeront rien : ce sont des centaines de milliers de salarié-e-s et jeunes qui sont descendus dans la rue le mardi 14 juin pour dire non à la loi travail. La lutte continue !
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- jeudi 15 janvier à 12h : Rassemblement devant le tribunal d’Angers en soutien aux trois 3 militants angevins poursuivis pour avoir décroché des publicités lors d’une action XR à Angers, le 21 novembre 2024
- samedi 17 janvier 2026 à 16h : Rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du Ralliement à Angers.
- vendredi 23 janvier à 20h30 : meeting du NPA49, salle du Doyenné à Angers, avec Aurore Koechlin, membre de la direction nationale du NPA-A
- samedi 24 janvier : Concert de Général Store et Les Blue Garces, au profit de l’association Asile et Partage. Centre Jacques Tati de Belle-Beille au 5 rue Eugénie Mansion. Réservations : 06.18.07.14.46 ou asileetpartage@gmail.com.
- jeudi 19 février 2026 : Concert de soutien à la Conf’49, salle Jean Carmet à Mûrs-Erigné, avec Beat Bouet Trio (fest noz Hip Hop) et Planète Boum Boum (techno-activiste). Ouverture des portes à 20h ; fin vers 0h00.
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Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.
Un rassemblement d’environ 150 personnes s’est tenu jeudi 18 décembre à partir de 18h devant la bourse de travail d’Angers. L’action qui a allié discours et chansons militantes avait été décidée dans le cadre de la Journée internationale des migrant·e·s à l’appel de plusieurs associations du département (Amnesty International France, Asile et Partage, le Cercle 49, Emmaüs Angers, GREF, LDH Angers et M&L, Mouvement de la Paix, REDA, SOS Migrants), avec le soutien d’organisations de gauche (LFI, NPAs, LE, PCF...) Alors que l’Union européenne, sur la base d’une alliance droite-extrême droite, vient de renforcer son arsenal juridique et policier pour faire la chasse aux personnes migrantes, il est plus que jamais nécessaire de développer la solidarité avec les migrant·e·s et réfugié·e·s. Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !
Environ 150 personnes ont répondu à l’appel de l’AFPS et de ses divers partenaires associatifs, syndicaux et politiques pour exiger un véritable cessez-le- feu permanent et dénoncer le plan Trump d’éviction des Palestiniens. Un plan qui fait fi de la volonté de vivre de tout un peuple, à Gaza comme en Cisjordanie, à Jérusalem-Est jusqu’à l’intérieur même d’Israël et des camps de réfugiés à l’extérieur de la Palestine historique. L’AFPS a pointé la volonté israélienne de mettre la main sur ChatGPT et de s’appuyer sur Grok (l’IA d’Elon Musk) pour tenter d’imposer des “vérités alternatives”. Un véritable danger, mais qui se heurtera à la volonté des peuples. Le combat pour l’autodétermination du peuple palestinien sera long, mais il ne faut pas douter de son issue. Lecture a été faite d’un texte de Sujoud Awais dans Middle East Eye du 3 décembre, intitulé “Comment le génocide perpétré par Israël à Gaza s’étend à l’anéantissement numérique”, d’un poème sur Gaza lu à deux voix, en arabe et en français, et du court texte d’Annie Ernaux “Gaza” de juin 2025. Ce rassemblement prenait la suite d’un rassemblement extrêmement dynamique et festif d’ami·e·s syrien·ne·s venus célébrer l’anniversaire de la victoire d’un peuple contre son tyran. Au-delà du cas syrien, un encouragement pour toutes les forces qui luttent pour la justice et la liberté.
Après les coupes budgétaires décidées par la présidente de région, C. Morençais (Horizons, tendance extrême droite), toutes les institutions culturelles sont dans le rouge, y compris les plus prestigieuses comme l’Orchestre national des Pays-de-Loire (ONPL, qui remplit régulièrement le Centre de congrès à Angers). Le chœur de l’ONPL risque ainsi de disparaître en juin 2026, comme l’a décidé le syndicat mixte de l’ONPL (où siège le 1er vice-Président de la Région et majoritairement des élus de droite). Le chœur est pourtant constitué d’amateurs et son “coût” ne représente que 2% du budget global... De plus 12 emplois seront supprimés si la décision est maintenue. La dernière prestation du chœur risque donc d’être effectuée pour la Neuvième de Beethoven les 14 et 17 juin... Dans ces conditions, sera-ce vraiment un Hymne à la joie ? Mais tout n’est pas perdu : une pétition est proposée à la signature. Signons-la !
Appelée samedi 22 novembre à 16h au départ du tribunal d’Angers par le collectif 8 mars, la Manifestation féministe contre les violences sexistes et sexuelles (VSS) a rassemblé plus de 600 personnes (des femmes - notamment étudiantes et lycéennes - aux 4/5). Il leur a fallu défier le froid et la pluie mais l’enjeu est terrible : les féminicides continuent de se produire à un rythme soutenu en France et dans le monde. Une démarche unitaire (au-delà des associations et syndicats qui constituent aujourd’hui le collectif 8 mars) reste nécessaire pour rassembler encore plus largement et peser davantage face à ce fléau typique de l’idéologie patriarcale et de la structuration sexiste de la société capitaliste. Stop aux VSS !