Réunie du 5 au 7 avril 2019 à Saint-Nazaire, l’Assemblée des assemblées des Gilets jaunes a adopté dimanche 7 avril un appel final que nous publions ici. Il invite toutes et tous à combattre collectivement pour obtenir la satisfaction des revendications sociales, fiscales, écologiques et démocratiques portées par le mouvement. Enfin, il considère qu’il faut sortir du capitalisme.
En janvier, face aux violences policières et aux blessures graves qu’elles ont provoquées parmi les manifestant.e.s (au moins 1 décès, 235 blessures et fractures graves au visage et à la tête, 23 éborgné.e.s, 5 mains arrachées ; voir ici), le Mouvement de la paix avait initié une lettre-pétition aux député.e.s de chaque département. À ce jour, seuls deux du Maine-et-Loire ont envoyé aux pétitionnaires une forme de réponse. Mais, face à l’interpellation précise de la pétition (suspension de l’usage des LBD et grenades GLI-F4) ils bottent en touche et justifient les violences policières. Analyse...
Ce jeudi 4 avril était une nouvelle journée de mobilisation pour les enseignants et les parents d’élèves contre le projet de loi Blanquer. À Angers, ce sont entre 1.500 (police) et 2.000 personnes (notre estimation et celle des syndicats) qui ont bravé les giboulées glaciales et manifesté dans les rues du centre-ville avant de gagner les grilles fermées (et gardées par la police) de la Cité administrative où loge l’Inspection académique. L’AG des grévistes avait voté le matin même la reconduction du mouvement au retour des vacances de printemps...
Mardi 2 avril à Angers, la conférence d’Ugo Palheta autour de son livre « La possibilité du fascisme. France : trajectoire du désastre » paru aux éditions La Découverte (et que nous avions présenté ici) a été un franc succès ; une centaine de personnes y ont participé, ainsi qu’au débat qui a suivi. Cette réunion publique était organisée par le Réseau antifasciste angevin (RAAF), Alternative libertaire (AL49) le le NPA49.
Compte-rendu...
Le samedi 30 mars aura été une intense journée de mobilisations à Angers, ce qui a parfois nui à la participation à certaines initiatives. Environ 250 gilets jaunes ont repris la rue dès 14h pour l’acte XX. Le rassemblement à 15h contre le blocus de Gaza à l’appel de l’AFPS49 et de nombreuses organisations, dont le NPA49, a rassemblé une cinquantaine de personnes. La fête régionale de Lutte ouvrière suivait à partir de 16h à Trélazé, avec plus de 150 militant.e.s. Mais c’est surtout la manifestation des enseignants en grève et des parents contre les réformes Blanquer, convoquée dès 11h le matin, qui aura rassemblé le plus de monde : entre 1700 et 1900 selon la presse, 2000 selon les syndicats. Un indice certain que la pression monte avant la grève nationale du jeudi 4 avril.
C’est un véritable état de siège qu’a vécu le centre-ville d’Angers autour de la préfecture à l’occasion de l’incursion d’E. Macron. Personne ne pouvait y entrer. On ne peut que mettre en parallèle le coût énorme d’un tel dispositif policier (qui se répète dans chaque ville visitée) et les coupes claires dans les services publics. Mais ce dispositif n’a pas découragé un millier de manifestants (enseignants en lutte contre la loi Blanquer, syndicalistes CGT, FO, FSU et Solidaires, jeunes de l’UNEF et de l’UNL, salarié.e.s d’Arjowiggins refusant la fermeture de leur usine, gilets jaunes) de faire le tour des barrages policiers et de réaffirmer leur droit de manifester.
La venue à Angers d’E. Macron ne se fait évidemment pas sans sa garde prétorienne. Le centre-ville autour de la préfecture est bouclé et interdit, sauf aux riverains, entre 9h et 18h. Tram et bus ne passent plus. Cela n’empêche pas les enseignants mobilisés contre la loi Blanquer d’appeler à bloquer le rond-point face au Centre des congrès et l’Intersyndicale d’appeler à une manifestation à 11h, place du Ralliement. À Beaupréau dans les Mauges où le président des ultra-riches se rendra l’après-midi, il a prévu de visiter un collège... privé catholique. Tout un symbole !
Dans une déclaration de son bureau exécutif, la 4e Internationale exprime toute sa solidarité avec les luttes menées par le peuple algérien pour faire tomber un régime de dictature, de corruption et de dépendance arriérée, et soutient son droit à sa souveraineté populaire par une Assemblée constituante souveraine.
ATTAC49, soutenu par la LDH49, par le mouvement de la Paix et bien sûr d’autres organisations défendant le droit de manifester pacifiquement sans être chargé par la police, bombardé de grenades lacrymogènes ou estropié par un tir de LBD appelle à un rassemblement ce mercredi 27 mars à 18h devant la préfecture d’Angers en soutien à Geneviève Legay, grièvement blessée à la suite d’une charge de CRS à Nice. Le NPA 49 s’associe à cet appel. Non aux violences policières, droit de manifestation !
L’Acte 19 des Gilets jaunes restera marqué par les images de cette militante niçoise d’ATTAC et d’Ensemble, Geneviève Legay, 74 ans, violemment chargée par la Police et grièvement blessée à la tête alors qu’elle manifestait pacifiquement, le drapeau de la Paix à l’épaule. C’est tout un symbole, celui de la répression aveugle du gouvernement Macron-Philippe contre le mouvement des Gilets jaunes qui continue encore et toujours à lutter pour la justice sociale et les droits démocratiques.
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- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
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Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !