Lundi 11 mai, la première journée de « déconfinement » a été un fiasco pour le gouvernement. Les médias ont beau dire que cela s’est fait « presque en douceur et sans cohue dans les transports », les photos prises à 6 heures du matin ne peuvent pas cacher la réalité de la promiscuité dans les métros et les bus aux heures de pointe. La raison est que ce 11 mai a été l’occasion pour le patronat d’exercer une pression importante sur toutes et tous les salarié.e.s afin d’imposer un retour au boulot de celles et ceux qui étaient jusqu’ici à domicile.
Pour assurer la reprise de l’accumulation capitaliste et de la vente des marchandises, le ministère du travail a édité un « protocole national de déconfinement pour les entreprises pour assurer la santé et la sécurité des salariés ». Le matraquage médiatique a donné l’impression de mesures contraignantes pour les entreprises et rassurantes pour les salarié.e.s. Si on regarde dans le détail, il n’en est évidemment rien. Analyse...
Avec environ 250 000 mort.e.s dans le monde, la pandémie liée au coronavirus prend la dimension d’une catastrophe sanitaire majeure. Une catastrophe qui n’a rien de “naturel” parce qu’elle repose sur les désastres provoqués par les agressions envers l’environnement, la mondialisation sauvage et l’explosion du trafic aérien, dans un contexte de destruction des systèmes sanitaires publics au fil de plus de 40 ans de néo-libéralisme et de croissance des profits de la classe capitaliste.
Partout en France, des banderoles et affiches ont fleuri aux balcons, portes et fenêtres des maisons et immeubles pour donner à ce premier mai confiné la couleur d’une vraie journée internationale de lutte de la classe travailleuse, parfois au grand dam de la police de l’Etat français (comme à Toulouse). Quelques clichés angevins et un point sur la situation basé sur une note de la commission Santé-Sécu-Social du NPA...
La Journée internationale des travailleuses et travailleurs s’inscrit cette année dans une crise multiforme inédite, sanitaire mais également sociale et écologique majeure. Celle-ci est déjà pour les capitalistes un prétexte pour intensifier leur guerre de classe et continuer à épuiser la Terre et le salariat. Ce 1er mai, nous avons donc encore plus de raisons qu’hier d’exprimer notre refus d’un système qui mène le monde à sa destruction. Analyse du NPA et appel unitaire au 1er mai publié dans Regards et Médiapart : « 1er mai : pas de confinement pour nos revendications ! »
Les sondages montrent à l’envi que personne n’a été trompé sur les réelles motivations du monarque E. Macron pour décréter une reprise des écoles le 11 mai. Il s’agit bel et bien de pousser les parents à retourner travailler dans les entreprises et à reprendre les activités “comme avant”. Or, malgré les promesses, rien n’est vraiment prévu pour assurer la sécurité des adultes et des enfants. Il est nécessaire de faire reculer le gouvernement, comme cela a pu se faire au Québec. Nos vies valent plus que leurs profits !
Nous publions ici une nouvelle déclaration, en date du 16 avril, du Bureau exécutif de la Quatrième Internationale sur les crises sanitaire et de l’économie capitaliste (plus globalement, de la civilisation capitaliste) en cours à l’échelle mondiale. La déclaration réaffirme qu’Il n’y aura pas d’avenir sans transition vers l’écosocialisme. Réunissons-nous pour le construire et le conquérir !
Nous relayons ici un article de Daniel Tanuro publié sur le site de la Gauche anticapitaliste (Belgique). Au-delà des aspects particuliers liés à la situation politique belge, Daniel Tanuro revient plus profondément sur le rôle de l’État capitaliste (version néolibérale) dans la situation de crise sanitaire actuelle, en dévoile les véritables motivations -qui n’ont rien d’humanistes- et la dérive autoritaire de plus en plus transparente : bas les masques !
Dans une tribune au « Monde » publiée le 14 avril 2020, quarante-quatre hommes et femmes politiques, intellectuels et militants engagés à gauche lancent un appel pour construire après l’épidémie un monde qui ne repose plus sur un « individualisme égoïste et concurrentiel promu par le néolibéralisme » mais qui propose « des modèles alternatifs ».
Confiner une partie de la population tout en poussant l’autre à retourner au boulot au mépris de toute garantie de santé publique (c’est ce qui se cache derrière la reprise de l’école dès le 11 mai, à l’inverse de toute logique médicale), voilà la feuille de route que nous a promis Macron lundi soir. Faisons tout ces prochaines semaines pour que ce pouvoir ne connaisse pas « les jours heureux » que Macron a fait semblant de nous promettre tout en préparant l’inverse... Et pour construire une société « d’après » qui rompe avec celle « d’avant », qui rompe vraiment avec ce capitalisme productiviste qui détruit la nature et les humains, jusqu’aux moyens sanitaires de les protéger...
... | 610 | 620 | 630 | 640 | 650 | 660 | 670 | 680 | 690 |...
- jeudi 5 novembre à 10h30 : place Leclerc à ANGERS, place Bilange à SAUMUR et place Travot à CHOLET ; grève et manifestations pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie à l’appel de CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU et de Solidaires.
- samedi 14 novembre à 15h : rassemblement hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien. Place du Ralliement à Angers.
- mardi 17 novembre à 20h à la Bourse du travail d’Angers : présentation par Hugo Melchior de son livre "Les caddies de la colère" qui raconte la grève du Mammouth de Rennes en 1975 (éditions Goater, 2026).
- samedi 28 novembre : manifestation nationale à Paris de solidarité avec le peuple palestinien.
Nous suivre sur
- Facebook
- X
- Instagram
voir aussi à Angers
- Alter49.org
- Le Cercle 49.
- Arrêt du harcèlement contre Omar Alsoumi (01/11/2026)
- L’extrême droite, encore et toujours, les chiens de garde de la bourgeoisie (30/10/2026)
- Nos revendications, pas moins ! (29/10/2026)
- Après la victoire électorale de Lula au Brésil, poursuivre la bataille contre l’extrême droite (28/10/2026)
- Trappes et La Verrière : le racisme tue encore une fois (25/10/2026)
- Un couvre-feu autoritaire qui ne fera pas taire nos colères (23/10/2026)
- Solidarité face à l’intimidation judiciaire (23/10/2026)
- Non à la répression de la jeunesse (23/10/2026)
Comme la semaine dernière, la préfecture avait interdit toute manifestation dans le centre-ville d’Angers ce samedi 31 octobre. Et comme la semaine dernière, la mobilisation a été massive. Selon le comptage des journalistes du Courrier de l’Ouest, près de 10.000 personnes ont manifesté à Angers (une centaine à Cholet, idem à Saumur) pour le pouvoir d’achat, les services publics, l’écologie, la liberté de manifestation ; contre le racisme, les inégalités, la concentration des médias. Les forces du désordre capitaliste ont comme d’habitude usé de gaz lacrymogènes contre les manifestant·e·s afin de faire monter la tension, mais sans incident majeur (deux personnes ont néanmoins été blessées puis prises en charge par les pompiers). Jeudi 5 novembre, avec l’ensemble des syndicats, soyons encore plus nombreuses et nombreux !
En protestation contre l’attentat terroriste raciste de Trappes, pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi, assassiné, et en solidarité avec les cinq autres victimes, grièvement blessées, 200 à 250 personnes se sont rassemblées devant la mairie d’Angers lundi 26 octobre au soir. Parmi les organisations, étaient notamment présent·e·s l’Assemblée des quartiers, Amnesty international, la LDH, l’Union des Étudiants Musulmans de France, les Écologistes, LFI, le NPA-A et la CGT. Contre le racisme et le poison de l’extrême droite, la riposte doit s’organiser de toute urgence !
Nous avons la tristesse de faire part du décès de Martine Guillet le 16 août dernier. Elle était très investie dans le combat social. Sans aucun doute, elle aurait été dans la rue le 17 octobre dernier. Elle a été de toutes les luttes contre les différentes atteintes aux droits des privés d’emplois et des précaires, les (contre-) réformes des retraites... Des projets Fillon sur le Revenu minimum d’activité en 2003 aux recalculés UNEDIC en 2004. Elle a aussi soutenu les Gilets jaunes. Enfin, elle était engagée politiquement et profondément anticapitaliste. Aux élections municipales de 2008, elle avait participé à la liste 100 % à gauche présentée par la LCR et soutenue par Les Alternatifs et Citoyenneté pour Tous-Motivés. À celles de 2014, elle figurait aussi sur la liste « Résister, construire à gauche » soutenue par le NPA ainsi que par le Parti de Gauche et Ensemble, membres du Front de Gauche. Sa disparition nous attriste, nous avons perdu une camarade qui va nous manquer. Ses anciens camarades de lutte.
Ignominieux. C’est ainsi que l’on peut qualifier le simulacre de procès que la doctorante en philosophie Jülide Yazıcı a subi en Albanie, où elle est emprisonnée depuis l’été (elle y était partie en vacances) sur la base d’une notice rouge de l’État autoritaire turc. Son extradition y a été décidée sans même que le juge ait pris la peine d’écouter la défense de Jülide. Malheureusement, on pouvait tout craindre d’une “justice” à la botte d’un pouvoir lui-même profondément corrompu. N’est-ce pas le premier ministre “socialiste” Edi Rama - grand ami du dictateur Erdoğan - qui a autorisé le gendre de Trump à lancer un projet de construction d’hôtels de luxe entraînant la destruction d’une réserve naturelle essentielle du pays ? N’est-ce pas le même pouvoir mafieux qui réprime les jeunes Albanais·e·s (“Révolution des flamands roses”) protestant contre ce projet écocide ? Hélas, force de constater que l’État français n’a pas agi pour protéger celle à qui il a accordé le statut de réfugiée politique. Jülide fait appel. Il ne reste que quelques jours pour la sauver d’une terrifiante déportation vers les prisons turques. Libération immédiate de Jülide Yazıcı !
Lundi 12 octobre à Angers, un silence de mort a suivi aux 400 coups la projection vespérale du film NAZA des courageux et talentueux réalisateurs israéliens Yuval Abraham et Rachel Szor. Comme au Gaumont multiplexe au même moment, la salle était pourtant pleine à craquer. Mais la sidération était générale. Non que les preuves de la politique génocidaire du gouvernement d’extrême droite israélien n’aient pas été déjà connues par beaucoup. Mais l’exposition filmée des témoignages des acteurs consentants de cette politique a démontré sans fard que des humains ordinaires - a priori sympathiques - peuvent, dès lors qu’ils sont devenus les rouages d’un système bureaucratique oppresseur, devenir des criminels de masse. Banalité du mal comme disait Hannah Arendt ? Le débat avec l’AFPS49 qui a suivi aura permis de remettre en perspective les tenants et aboutissants du drame palestinien en cours. Contre la politique génocidaire des fascistes Netanyahou, Smotrich, Ben-Gvir & Co., pour la solidarité avec le peuple palestinien, le combat continue !
Fondateur et animateur d’Acrimed, militant de la gauche révolutionnaire post-68, spécialiste de Marx mais aussi “prospecteur d’utopies” à ses heures perdues (il était venu à Angers présenter ses travaux dans le cadre d’Espaces Marx Anjou, il y a une vingtaine d’années), Henri Maler est mort il y a quelques jours. Ugo Palheta lui rend hommage dans un texte en ligne sur le site de Contretemps. Salut camarade !