La lutte contre l’antisémitisme ne doit jamais être relâchée, notamment dans une Europe où progresse un peu partout l’extrême droite. Mais au-delà de ce qui est relayé par les médias (hausse de 74% des actes antisémites en 2018, tags et actions antisémites, insultes contre A. Finkielkraut) et sans que ce soit le même registre, il faut aussi se défier de ceux qui utilisent la très nécessaire lutte contre l’antisémitisme afin de poursuivre des objectifs qui n’ont rien à voir avec celle-ci, voire qui peuvent la contrarier. Retour sur une actualité très instrumentalisée...
C’est un véritable camouflet qu’a subi jeudi le gouvernement Macron-Castaner : trois rapporteurs de l’ONU d’une part, le parlement européen à une très large majorité d’autre part, ont condamné l’usage disproportionné de la force et l’utilisation des armes à létalité réduite par la police ainsi que les restrictions à la liberté de manifester. La dérive autoritaire et violente de L’État français est apparemment plus visible depuis l’étranger que depuis l’hexagone où une partie de la presse (dont le Courrier de l’Ouest et Ouest-France) fait silence sur ces condamnations ou les minimise, sans doute au nom de la “liberté de la presse”...
De la chasse aux migrants à la hausse des droits d’inscription pour les étudiants étrangers, de la répression policière et judiciaire aux lois sécuritaires et aux restrictions des libertés fondamentales, le gouvernement chasse sur les terres du clan Le Pen. Et voilà que l’Assemblée nationale, dans une significative unanimité LREM-LR-RN, vient de voter la présence des drapeaux de l’État français et de l’Union européenne dans toutes les salles de classe, de l’école au lycée. À quand l’uniforme pour les bambins, la marche au pas et le lever des couleurs dans la cour de récréation ?
Avec 500 Gilets jaunes à Saumur, plus de 250 à Angers et plusieurs autres rassemblements dans le département, ce sont encore un millier de personnes qui -en ce début de vacances scolaires- ont manifesté en Maine-et-Loire à l’occasion de l’Acte XIII le 9/2/19. La mobilisation continue de s’inscrire dans la durée face à un pouvoir monarchique toujours plus répressif et obstiné dans sa volonté de poursuivre à tout prix une politique antisociale, productiviste et de démantèlement des services publics.
Ce sont des marches communes des syndicats CGT, FO, FSU et Solidaires avec les Gilets jaunes qui ont pu se mettre en place ce mardi 5 février en Maine-et-Loire. Cette convergence réussie pour l’urgence sociale montre que le mouvement contre le gouvernement Macron a encore de belles possibilités de développement. La répression policière et les atteintes au droit de manifester et à la liberté de la presse ne suffiront pas à l’éteindre. Au contraire, elles renforcent la détermination de la population déjà mobilisée. Toutes et tous contre un ordre néolibéral injuste et écocide, c’est le moment !
Dans un appel unitaire de personnalités, associations, syndicats et partis (dont le NPA), les signataires se réjouissent que pour la première fois depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, ceux-ci aient décidé de se joindre à une grève annoncée par les syndicats le 5 février 2019. Le pouvoir n’hésite pas utiliser une violence inouïe contre les manifestant.e.s. Mais c’est parce que ce pouvoir est nu, n’ayant plus que les forces de répression pour seule légitimité. Toutes et tous ensemble, faisons-le reculer !
Les trois manifestations du samedi 2 février qui auront été les plus notables en Maine-et-Loire se sont produites simultanément dans l’après-midi : les gilets jaunes à Angers -centrée contre les violences policières- et Cholet -où la colère contre le maire a pu aussi s’exprimer-, la marche contre la loi “Asile et immigration” et pour “zéro personne à la rue” à Angers. En tout, ce sont plus de 700 personnes qui ont ainsi défilé, toutes dirigées contre la politique injuste et répressive du gouvernement et de ses relais locaux.
Le mouvement des Gilets jaunes continue de faire vaciller la Macronie, qui n’arrive pas à reprendre la main et à éteindre la contestation. Tous les moyens sont pourtant mis en œuvre, y compris et notamment une politique répressive d’une violence inouïe. Depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, le journaliste David Dufresne effectue un travail de fourmi en compilant les cas avérés et documentés de violences policières. Comme il le souligne lui-même, ses chiffres sont très probablement en deçà de la réalité, puisqu’il ne conserve « que » les cas appuyés sur des témoignages et/ou des images.
Valéo, la plus grande entreprise angevine, a été en grève lundi 28 janvier, pour les salaires essentiellement. Le site a été bloqué avec l’aide de gilets jaunes à partir de 5 heures du matin. Chacun.e pouvait y passer apporter son soutien. Les salariéEs grévistes ont décidé d’arrêter la mouvement le soir après une belle journée de mobilisation. Gilets jaunes, gilets rouges, tous les participantEs se sont donné rendez-vous mardi 5 février, journée de grève et de manifestation interprofessionnelle !
Le 11e samedi de mobilisation des Gilets jaunes a confirmé la profondeur d’une colère sociale que rien ne semble atteindre. Si on en doutait, le 26 janvier a été la plus belle démonstration que l’opération « Grand débat » lancée par le pouvoir est un grand coup d’épée dans l’eau, que confirme ce dimanche la pitoyable tentative de manifestation de soutien à Macron bien mal baptisée « Foulards rouges ». Le pouvoir se rabat sur une répression toujours plus féroce. Que cela cesse ! Castaner dégage !
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- samedi 7 mars à 11h : manifestation pour les droits des femmes, place du Ralliement à Angers, à l’appel du collectif 8 mars.
- samedi 7 mars à 15h : Rassemblement angevin hebdomadaire de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
- samedi 28 mars à 15h : Rassemblement régional de solidarité avec le peuple palestinien, place du ralliement à Angers.
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Jeudi 5 février à midi, un « Rassemblement citoyen » s’est tenu devant la préfecture du Maine-et-Loire en défense des personnes étrangères qui souhaitent s’installer en France. Il a réuni 200 personnes environ. Une prise de parole de l’Association « Lire, apprendre tout au long de la vie » a eu lieu au nom du collectif des associations appelantes. Ce collectif a été reçu à 13h par le préfet. Mais nul doute, hélas, que le combat contre les politiques discriminantes et xénophobes de l’État français devra se poursuivre.
Quatre projections - suivies d’un débat - de l’excellent documentaire « Béziers, l’envers du décor », de Daniel Kupferstein (2024) sont organisées par la Ligue des Droits de L’Homme (LDH49)*. Le film aborde, à travers le journal municipal, le « Journal de Béziers », devenu le « Journal du Biterrois », la gestion de la ville par Robert Ménard, élu maire en 2014 avec les voix du Front National. En partant à la rencontre des habitant·e·s et de militant·e·s, nous découvrons « l’envers du décor » de cette ville du sud de la France. Comment le journal façonne une ligne politique et idéologique d’une France catholique intégriste, rejetant les musulman·e·s, tout en voulant contrôler et surveiller l’ensemble de ses habitant·e·s. Une vision de l’extrême droite au pouvoir...
- une séance a déjà eu lieu le 28/01/26, à Chalonnes, halle des Mariniers ;
- jeudi 05/02/26 à 20h, à Angers, Centre Jacques Tati (Belle-Beille) ;
- mercredi 25/02/26 à 20h, au Lion-d’Angers, salle Emile Joulain ;
- mardi 03/03/26 à 20h à Saumur, salle de Bournan, sur le site de la CMCAS, 19 rue Léonce Malecot.
* avec le soutien de Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes (VISA 49), de l’inter-organisation antifasciste 49, de la Confédération Générale du Travail (CGT 49), de la Société des Lectrices et Lecteurs de L’Humanité (S2LH 49), etc.
On savait déjà qu’Anne-Laure Blin, députée LR de Saumur-Nord n’était pas une féministe forcenée (pour elle, pas question de tolérer l’écriture inclusive !) non plus qu’une grande humaniste… Selon la presse (Courrier de l’Ouest du 14 janvier 2026), elle vient pourtant d’être désignée rapporteuse d’une proposition de loi sur l’hébergement d’urgence. Compte tenu de la faiblesse du dispositif, qui laisse chaque nuit trop de gens et d’enfants purement et simplement à la rue, on aurait pu (très naïvement !) s’attendre à ce qu’elle envisage une augmentation de crédits pour mettre tout le monde en sécurité. Hé non ! Pour elle, la solution est simple : il suffit de virer du dispositif les étrangers « en situation irrégulière ». La proposition de loi souhaite en conséquence la mise en place d’un mécanisme de « priorisation » au profit des sans-abri « français, européens ou étrangers en situation régulière ». De fait, on n’est plus très loin de la « priorité nationale » chère au Rassemblement national. Et tant pis si des enfants ou des adultes « étrangers » crèvent dans la rue… Belle leçon d’(in)humanité !
Dans le communiqué URGENT-Halte à l’agression impérialiste contre le Venezuela !, la IVe Internationale s’affirme solidaire du peuple et de la classe ouvrière vénézuéliens, exige le retrait immédiat du déploiement militaire qui, depuis plusieurs mois, maintient une immense force militaire américaine dans les Caraïbes. Elle exige la libération de Nicolas Maduro et de son épouse Cilia Adela Flores. Il appartient au peuple vénézuélien d’élire et de chasser ses gouvernements. Fin de l’agression militaire et respect de la souveraineté territoriale et politique du Venezuela et de l’Amérique latine !
Ce sont 150 personnes qui, samedi 3 janvier 2026, ont répondu à l’appel de l’AFPS49 et des partenaires. L’ombre de l’intervention militaire US au Venezuela planait bien évidemment sur le rassemblement. Le mépris de toute forme de droit international et de droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne frappe malheureusement pas que le peuple palestinien. Les fascistes s’appuient partout sur la force brute et le refus des libertés démocratiques. L’année 2026 commence donc très mal mais cela renforce la nécessité pour le mouvement social et écologique de construire une riposte à la hauteur des attaques.
Un rassemblement d’environ 150 personnes s’est tenu jeudi 18 décembre à partir de 18h devant la bourse de travail d’Angers. L’action qui a allié discours et chansons militantes avait été décidée dans le cadre de la Journée internationale des migrant·e·s à l’appel de plusieurs associations du département (Amnesty International France, Asile et Partage, le Cercle 49, Emmaüs Angers, GREF, LDH Angers et M&L, Mouvement de la Paix, REDA, SOS Migrants), avec le soutien d’organisations de gauche (LFI, NPAs, LE, PCF...) Alors que l’Union européenne, sur la base d’une alliance droite-extrême droite, vient de renforcer son arsenal juridique et policier pour faire la chasse aux personnes migrantes, il est plus que jamais nécessaire de développer la solidarité avec les migrant·e·s et réfugié·e·s. Liberté de circulation et d’installation pour toutes et tous !